Francois, entends-tu... (Denis, 12 mai 2012)
François, entends-tu les voix dépitées de nos jeunesses ?
François, entends-tu leur désir de boulot, de tendresse ?
Ohé les pioupious, sociocul et enseignants, soyez classe
Ce soir la jeunesse poussera fort pour se trouver sa place
Montez de la ville, descendez des campagnes, les sauvages
Sortez vos bobines, vos aïefone, dégainez vos messages
Ohé les touiteurs du pouce et du majeur, tapez vite !
Ohé les censeurs, attention à l’internet, ça va vite !
C’est eux qui briseront les barreaux de la prison sans espoi-oir
Ils en ont trop marre de devoir vivre seulement dans le noi-oir
Les jeunes sont encore à un âge délicieux où on rêve
De tout balancer, de secouer et que le peuple se soulève
Alors, on se bouge ou on les regarde pleurer sur place
On leur donne quoi ? Un boulot, pas un stage dégueulasse
Demain, ils nous jugeront surtout par nos gestes et nos actes
Prions pour que nous soyons à la hauteur de ce pacte
François, entends-tu les voix dépitées de nos jeunesses ?
François, entends-tu leur désir de boulot, de tendresse ?
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