PRESSE : "«La jeunesse démunie n’a pas de porte-voix»" (Anonyme)
Un article de Libération en date du 13/03/2012, signalé par... Anonyme :
«La jeunesse démunie n’a pas de porte-voix»
[Extrait] : « Mais la jeunesse démunie, elle, est hors-jeu. Malgré une demande de reconnaissance infrapolitique (notamment lors des révoltes de 2005), elle n’a pas de porte-voix. »
http://www.liberation.fr/societe/01012395578-la-jeunesse-demunie-n-a-pas-de-porte-voix
Olivier GALLAND est sociologue :
http://www.crest.fr/ses.php?user=2947
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M. ABHERVE - Mais si elle en a un, Jeannette Bougrab qui s'est revendiquée comme telle lors des rencontres des Apprentis d'Auteuil
RBEAUNE - Pas de porte-voix et pas de lunette...
"Entre juin et octobre 2011, 233 129 élèves ont quitté le système scolaire, dont 164 609 ont été perdus de vue par les acteurs de l'éducation et de l'insertion. Plus de 80 % d'entre eux ont entre 16 et 19 ans et 55 % sont des garçons. La moitié d'entre eux sont issus de la voie professionnelle et un quart de l'enseignement général technologique. Raisons de leur décrochage : une erreur d'orientation, des difficultés familiales ou un enchaînement de mauvais résultats scolaires."
C'est du Ministre de l'EN... Mais en tant que Mission locale, pour perdre un jeune de vue, il faut déjà avoir connaissance de son existence... Le choix a été fait, pour lutter contre le décrochage scolaire, d'aller à la pêche aux décrocheurs... à travers le système interministériel d'échanges d'information et de créer des plates-formes d'appui...
Un autre choix était possible : créer ces plates-formes partenariales locales et travailler à la prévention du décrochage et au repérage immédiat du décrocheur...
Depuis 10 ans, nous conduisons cette action sur l'apprentissage. Plusieurs effets positifs en ressortent : maintien dans la filière accru, possibilité de travailler avec le jeune qui a rompu sur les éléments positifs et les points à améliorer de cette expérience mal terminée (il est plus difficile de travailler avec un jeune qui a rompu depuis plusieurs mois qui ne retient que les éléments négatifs...), meilleure connaissance des entreprises et ainsi possibilité de proposer celles qui conviennent le mieux aux aspirations des jeunes...
Peut-être faut-il revenir sur le dogme des Missions locales = jeunes sortis du système scolaire ? et travailler à plus de passerelles entre les acteurs en amont et en aval ???
Voir "Jeunesse ou jeunesses : un débat organisé par les Apprentis d’Auteuil"
sur http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2012/03/14/jeunesse-ou-jeunesses-un-debat-organise-par-les-apprentis-dauteuil/